Au fil des mots…suite…

 

Petits textes...poèmes...poésies...pensées de vie...haïku...contes...

 

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L'avantage d'un ami imaginaire
C'est que, contrairement à ceux sur terre,
Ils sont sincères
On partage nos joies, nos peines
Sans rancœur, coup bas, ni haine
On se comprends vraiment
La vie s'écoule tranquillement
Suffit de regarder un oiseau, un nuage,
Une étoile, au loin un bateau
On l’aperçoit toujours, même vers l'autre rivage
Il vient à nous, nous fait du bien, atténue nos chagrins
Un peu comme le soleil, un jour de beau temps
Sur notre peau
En fait, il est partout où que je sois
Il m'accompagne sans jamais m'étouffer, me harceler
Jamais un geste, un mot de trop
S'il commet des erreurs, il réfléchit, analyse
Il s'excuse vraiment avec une petite bise
Tout vient du fond de son cœur
Dans la bienveillance, la douceur
Jamais de noirceur
Pourtant lui aussi, a du connaître le malheur
Cela fait partit de la vie
Mais ensuite, souvent les gens reproduisent, et l'on subit
Je ne sais pas pourquoi sur terre, ici bas
Utopiques sont ces valeurs
Je ne comprends pas
Peut être l'argent, le pouvoir, trop de malheurs
Des désillusions alors on compense par la société de conso
Les réseaux
La drogue, l'alcool, les soirées
Pour oublier
Le pouvoir, le besoin de plaire
De dominer les plus faibles
A les voir, on dirait que cela les aide
Sans compter paraître et avoir
A ras bord, les placards
Et dans leur cœur, la pierre, le noir
Je ne cherche plus ni à comprendre
Ni me faire des amis
Je reste moi,avec mes passions , mes valeurs
Mon chéri asperger
Et la vie qui va et vient avec son lot de soucis, de malheurs et de bonheur
Une vie simple sans chi-chi
C'est sans doute ça, la vie
Je fais parfois des rencontres
Parfois bien, parfois à l'encontre
Je ne m'en offusque plus
Je peux tout comprendre mais plus subir
Le temps un allié
Mais pour certains, il ne fait qu'empirer leur toxicité
Je préfère être que avoir
Mille amis toxiques justement et plein de biens dans mes placards
Une sorte de jeûne sociale, de l'humain
Une forme de précarité globale
Choisis et non subit
Avoir peu mais vivre, et tellement mieux
L'humain parlons en, plutôt monstre que bienveillant
Souvent une idée derrière la tète, parfois sincère mais dont la manière de vivre ou penser n'est pas la mienne
L'individualisme prends tellement souvent le dessus
Comme devenir un mouton, un poisson dans son bocal
Un hamster tournant à vie dans sa misère intérieure
Je l'ai trop vu
Cela en devient banal
D'où ce besoin devenu presque viscéral
De vivre loin des gens, tout en restant là, aidant
Une proximité distante, de jour comme de nuit à toute heure
Je me confie à mon ami imaginaire au delà de mon chéri perger
Il n'a ni couleur, ni patrie
Ni arme dans sa vie
Que ses mots et son humanisme comme fardeau
Voyant le meilleur en chacun
Et au besoin, passant son chemin
Et dieu sait si lui aussi l'a passé son chemin
Lui aussi tellement déçu de l'humain
Être civilisé ce n'est pas de marques portées
Ni se tenir à carreau bien dans le rang
Ou sortir les poings pour se sentir grand, fort, viril
On doit être capable de vivre seule ou à plusieurs sur une ile
C'est se parler, communiquer, ne jamais juger
Écouter, comprendre
Dans toute cette mélasse, ces méandres
Et surtout avant tout aimer
Peu importe que l'autre soit riche ou pauvre
De telle religion ou athée
Avec un costume ou un simple tee-shirt mauve
Mais il y a tellement de profiteurs, de manipulateurs
De menteurs
Au féminin, au masculin
C'est devenu la grande majorité des gens
Une manière pour eux de survivre
Mais ceux qui nous dirigent ont aussi ainsi rendu le monde
Il y a bien longtemps que l'on se prends plus la main pour faire une ronde
De fraternité, de liberté, d'égalité
Diviser pour mieux régner
Appauvrir les hommes jusqu'à leur âme
Comme anesthésier de vivre bien dans les cases depuis la maternelle
Le travail comme un esclavage moderne
Enrichissant les plus grands
Au détriment chacun
Les femmes sous payées, touchées, maltraités
Alors qu'une autre vie est possible, si belle....
Si chacun s'en donnait la peine
Les gens d'en haut, les gens d'en bas
Mieux aimer
Mieux consommer
Là, la planète se meurt
Les animaux en voie d'extinction
Les gens se tirent dessus au moindre heurs
Les virus, le climat, tout part en déroute
Comme si noirceur , notre destination
Les gens, moi inclus, je me perds
Je ne retrouve plus souvent mon chemin, ma route
Alors je pense à mon chéri, mon art, mon ami imaginaire
Je retrouve un équilibre qui me permets d'avancer
Je continue d'être là, d'aider
Mais toujours dans cette distance bienveillante
Un peu comme Romy Schneider
On disait d'elle, ouverte et fermée à la fois
Mystérieuse, anxieuse,
Mélancolique, dépressive et joyeuse
Le monde nous rend ainsi
Nous les gens sensibles, sur efficient
Qui pensons par arborescence
Les choses, les gens dans leur essence
On se fraye un chemin dans la jungle abyssale
Nous vivons souvent isolés, cachés
Loin de la noirceur, des malheurs
Dans un gâchis et une indifférence générale
Envers les plus faibles ou la planète qui se meurt
Dehors tout n'est qu'hostilité, superficialité
Malgré tout, la vie est belle
Lux aeterna
Lumière éternelle
Il continue de faire beau sous les bombes, les violeurs
Pres de chaque pierre, toujours une fleur
Un oiseau dans le ciel au dessus des barbelés
Comme un signe de la vie qui nous dit t'en fais pas, je suis là
Ca va aller, tu vas te relever
Sans doute, cet ami imaginaire
Quoique l'on vive, il est toujours là
Sur terre, dans les airs
Adoucir cette terre ici bas.

 

*****

 

Les jours de pluie
Quand tout est gris
Que rien ne va
L'envie d'abandonner est là
Je pense à mon oncle qui a connu les camps
Je compare puis je repars,
Je vais de l'avant
Il a survécu
Bien qu'il ne parlait plus
Traumatisé des expériences médicales
Dont l'issue pour beaucoup fut fatale
De l’internement forcé au camp de Dachau
Où régnait l'horreur qu'il pleuve ou qu'il fasse beau
Lui qui prônait seulement la paix, l'espoir
Je me sens si triste quand je pense à ce qu'il a subi
Ça l'est déjà profondément dans les livres mais quand cela touche un être tant aimé
Qu'on a adoré, qu'on a chéri
On se sent nous-même meurtri
Dans notre âme, 
Un immense poids sur notre dos
Comme un fardeau
L'infâme
Mais aussi la responsabilité d'en parler
Pour ne jamais oublier ni voir un jour cela recommencer
Je revois son regard bienveillant
Sa gavroche, sa bonté, son humanité
Assis au coin de la table
La toilé cirée, l'odeur du café
Les biscuits bretons dans la boite métallique
Les vieilles armoires en bois
La lavande, les livres au grenier
Les vieux sabots à l'entrée
Un p'tit feu de cheminée
L'escalier qui monte au premier
Mes souvenirs, une promenade photographique
A chaque coup dur, je pense à lui
Je sens sa présence malgré l'absence
Il nous quitta un jour de février
Le printemps n'avait pas encore pointé le bout de son nez
Sa Brière natale encore embrumée
Nous étions en 1984
J'étais en CM1
Je sentais que je ne pourrai plus jamais lui amener des dessins
Le rideau tombe, fin de la pièce de théâtre
Je ne comprenais pas tout, de son vécu mais je voulais l'aider avant tout
Lui réchauffer son cœur, son esprit
Rempli des horreurs nazies
Reposes bien en paix là-haut
Je pense bien à toi
Peut être est-ce toi
Quand je vois l'envol d'un oiseau
Le bruissement d'un arbre
Sans doute, tu purifies le macabre
Quand on voit le monde ici bas, quarante ans après
Tu dois te dire tout ça pour ça, on signe la paix
On commémore et au final, toujours des guerres, du racisme
Tout ça n’était qu'un leurre, un prisme
La planète se meurt
On abat son prochain au moindre heurs
L'humanisme comme les animaux en voie d'extinction
Tout comme le climat
Mon espoir, la rédemption
On bombarde pour des bouts de territoire
On consomme à outrance, en errance, remplissant nos placards
Comme si posséder remplissait justement nos vies 
D'un vide absolu dont l’écho s'entend à l'infini
On boit, on se drogue, on vole, on viole, on oublie
Qui on est, c'est quoi la vie
On reproduit, sans fin, à vie
A l'infinis
Mon seul rayon de soleil
Mon chéri, mon art, la nature, tant de merveilles
Les premiers rayons du matin
Premier bonheur du jour
M'endormir avec toi, dernier plaisir du soir
Tel le chantait à quelques mots près Françoise Hardy
Elle avait tout compris de la vie
Power of love, nature, eternity
Le reste n'est que superficialité
Dénué d’intérêt
Seuls prime l'amour, la paix
Futur, présent ou passé
Un sentiment sombre d'éternité
Les gens répètent inlassablement les mêmes erreurs
Consommer, posséder, voter selon leur peurs
Nos dirigeants gouvernent dans la possession, la domination
De droite , de gauche, tout part en débauche
Diviser pour mieux régner, bien des gens ne vont d’ailleurs même plus voter
Les élus se jouant et diffusant justement cette peur
Amenant encore et encore plus d'extrême, de la haine
De la rancœur
Tout n'est que manipulation, corruption
On se sert dans les caisses de l’État
On roule en Berline teintée pendant que bien des gens volent, se prostituent pour manger
Fouillent dans les poubelles, ou font la queue au restos du cœur, quetter
Les gens d'en haut dépensent à outrance pendant que le petit peuple en errance
Ne finit pas la fin du mois, vide est sa panse
Le SDF dort sous les ponts, sous les lumières des feux d'artifice
Un sentiment écœurant justement d'artifices
Les gens faussement joyeux, commémoration
Liberté, égalité, fraternité
La déclaration des droits de l'homme
Je sens qu'on nous a dupés
Quand je lis la presse, tout cela me semble une pièce de théâtre
Et me laisse un goût âcre
Chacun joue son rôle
C'est ça le plus drôle
Chacun bien à sa place
Comme des élèves bien disciplinés, alignés en classe
Du plus haut de l’état au gens du peuple bien en bas
Et chacun avance, en croyant ce qu'il joue
Pour le bien de chacun, peu importe les moyens
Entre les manipulés et les manipulants
Chacun continue les mêmes erreurs tout en prônant espoir , actions, répétitions
Et le monde continue ainsi
Depuis des siècles, des décennies
Même les menteurs finissent par croire à leurs propos et fausses promesses pleines d'espoir
Ils se convainquent de leur rôle à jouer pour le bien de l'humanité
Alors que seul leur nombril est dans le viseur
Le reste pour tous un leurre
Les riches s'enrichissent, les pauvres s'appauvrissent
Et au milieu les classes moyennes visant le niveau de vie supérieur
Comme les jeux de Game Boy, Mario cumulant des points, à chaque effort
L'ultime but le pallier supérieur
Mais les jeux ont une fin
Pas l’appétit des humains
Chaque matin se lever pour gagner
Toujours en  vouloir plus encore et encore
Une vie entière sans fin à gravir les échelons d'une échelle de conso sans fin
Toute une vie de labeur, un leur, pour tenter d’acquérir le meilleur
Alors que peut être, ils l'ont déjà, riche ou pas, l'essentiel n'est-il pas là?
Un toit, à manger, les amis, la famille, sa moitié, ses bras
Des rires, des sourires, des plaisirs simples, peu coûteux
Lire, danser, le dimanche au bord du lac, pique-niquer jouer au parc
L'envie de toujours voir ailleurs
De consommer sans fin, un leurre
On passe à coté du meilleur
En nous s'éteint toute forme de lueur
Et pendant ce temps, ce monde s'enlise
On ne peut même plus se faire la bise
Avec en prime maintenant virus et climat
Le monde en désarroi
La planète à l'agonie
Mon espoir aussi
Quand on comprends le fonctionnement du monde
Le formatage des gens, des dirigeants
Dès la maternelle, on comprends pourquoi ce sentiment sans fin repart de plus belle
Tout le monde bien en rang
Travailler comme des forcenés
Pour enrichir ceux d'en haut
Appauvrir ceux d'en bas
Nous inclus, surendetter, pour posséder
Il parait que c'est la vraie vie
Depuis que je n'y crois plus
Je me sens plus légère
Je ne reviendrai pas en arrière
Vivre avec peu mais vivre bien
Entouré des siens
Partager un bout de pain
Un feu de bois quand il fait froid
Un verre d eau quand il fait chaud
Respirer, être au grand air
Pas besoin de partir à Buenos-Aires
L'essentiel sous nos yeux, dans tes bras,ici, là
Loin le plus possible d'internet, des smartphones, des écrans
De la télé, de la publicités, des hypermarchés
Un peu de retour à la vie d'avant
Se parler, s'amuser avec peu, se sentir vivant
Quitter ce vide abyssal qu'on nous martèle depuis tant d'années
Qui enrichissent les patronats
Et appauvrissent les âmes, l'esprit, la vie des gens d'en bas
Cuisiner du frais, du sain, consommer local
Ne plus vivre comme un poisson dans son bocal
Vivre nos rêves, se poser, faire une trêve
Vivre paisiblement, lentement, entouré des siens
On économise tant d'argent
Et capitalise en nous tant de bien
Je me dis toi qui fut résistant, interné
Pour avoir diffusé des idées
D'espoir et de paix, d'humanité
Toi qui avait une vie simple de cultivateur
Tu cueillais la vie, sans chercher à t'enrichir, posséder, visant sans fin l'argent, des biens
Tels des braqueurs envers les convoyeurs
La vie n’était pas toujours facile mais un toit, à manger, les siens, on était bien
Oui tu dois te dire tout ça pour ça
Un éternel recommencement, désespérant
Le monde d’après comme on disait pendant le covid
Il est pire qu'avant, un sentiment abyssal de vide
De pollution, d'aberration, de consternation
Alors auprès de mon chéri, mon art
Je photographie, je dessine, j'écris et peint mes peurs, mes espoirs
Amenant un peu de douceur, de bien-être réchauffant les cœurs
De bien des gens qui eux aussi se sentent prisonnier d'un monde qui n'est pas le leur
Alors sauvons ce qui reste
Améliorons ce que l'on peut
A notre niveau
Aidons, aimons
A survivre dans cette planète infecte
Où règne avant tout l'abject
Pendant que la vie, la vraie, continue
Le soleil se lève chaque matin
La nature s’éveille
Elle aussi fait ce qu'elle peut
Pour survivre dans ce cataclysme
Dont le seul responsable est l'Homme
Qui depuis toujours ne pense qu'à posséder
Par tous les moyens
Destruction incluse
Bien qu'intelligent sur deux jambes est totalement passé à côté
De l'humanité
Faisant du présent et de demain
Un véritable enfer sur terre
Alors que tout aurait pu être si bien
Ensemble main dans la main
Au lieu de cela, on subit, on erre
Dans la noirceur, la violence, la misère
L'art et l'amour comme repère
Dans ce monde hostile, avile.

 

*****

 

Comme disait Jean Ferrat
Que serais-je sans toi
Dix ans déjà
Tu m'as montré le meilleur de l'homme
Mon cœur de la maladie tu as sauvé
Par un coup de fil au cardiologue un jour d'hiver
Malgré divers galères
Si c’était à refaire
Je ne reviendrais pas en arrière
Mille et une pathologie, en pronostic vital engagé
Bien que je garde des séquelles à vie
Je suis en vie
Et ça n' a pas de prix
Car prés de moi, tu es, dans ma vie
Tu as su me redonner espoir
Moi qui me sentait en désespérance
De voir l"humanité en errance
Depuis mon enfance
Tu as mis mille et une couleur à ma vie
Tel un Picasso en sa palette peignant la vie
Un Renoir dans son atelier de Provence embaumé de lavande et mille parfums sucrés
Tu as mis mille et une forme à ma vie
Tel un Kandinsky
Illuminant ma vie
Mes nuits
A l’infini
On a connu des hauts des bas
La vie, les soucis, les quiproquos, tout ça
Avec toujours en arrière-plan
Ta main dans la mienne
Ce 23 Mars à la gare
Un amour pérenne
Du matin au soir
Jusqu'à minimum mes cents ans
Une pensée pour mon grand-père parti à cent deux ans
J'ai plongé dans mes racines
Les purifier
En ressortir nettoyer
De l’âme à mon esprit
Divine
Ré-appréciant avec à nouveau insouciance
Tant de plaisirs d'enfance
D'adolescence
Un livre, une recette, un dessin animé
Un lieu, une déco, une madeleine de goûter
Un film, une image panini, une fève, la vie
Depuis la femme que je suis devenue
Je photographie ton corps
Je me mets à nue
Je dessine ton cœur
J'ai de moins en moins peur
Je peins, j'écris notre bonheur
Je crée mille et une chose adoucir la vie des gens
Avec toujours une pensée pour ceux des camps
Qui eux n'ont pas eu le temps
De savourer l'amour à chaque instant
Emportés par la folie des hommes
Au nom d’idéologies  soi disant pour le bien de l'homme
Moi c'est ta folie pergeristique, artistique qui m'emporte
Tes mots qui me transportent
Tes connaissances, ton savoir, vers un ailleurs, une porte
Tel ce texte écrits de tes mains
Publié sur un certain site
Qui m'a mis sur ton chemin
Une pépite
Jusqu'à notre derniers souffle, le rideau rouge restera levée
Une vie comblée
Plein de rire, de sourire, de partage, de tendresse, peu importe notre age
Nous irons sur les bords de la Garonne
Nous balader qui sait prés de Narbonne
Main dans la main savourant chaque instant
Le présent
Merci à tes parents de t'avoir créée
A la vie de les avoir unis
Aux miens, c'est ainsi qu'un matin d'été je suis née
Quatorze plus tard que toi
L'amour ça n’empêche pas
Merci à la vie de m'avoir mis sur ton chemin
Plein de liberté, d'amour
A toi, pour toujours
Comme le disait Jean Ferrat
C'est beau la vie
Te voir, t'embrasser, t'enlacer, être près de toi
Vieillir à tes cotés, saisons après saisons,
T'aimer à en perdre la raison
Avoir que toi comme horizon
Avec comme pont-levis
Un amour profond sincère qui nous unit

 

*****

 

La maison où j'ai grandit
Une des plus chansons de Françoise Hardy
Moi aussi je revois les roses, les allées
Les herbes de la pampa, le fushia
Les haies bien taillées, les framboisiers
Le gazon, la balançoire, les étoiles le soir
Le p'tit puit, le cerisier en fleur
La p'tite marre aux poissons
Le chat, le chien, les fraisier, ca sentait bon
Mais bien sur aussi tant de malheurs
L’infâme, la noirceur
On a tous au fond de notre cœur
Un petit chez soi
Des petits objets, une odeur, une fleur
On en frissonne encore
Malgré la vie, ses aléas, nos peines de cœur
Les années ont passé
Les livres en carton bien rangées
Les poupées dans la malle au grenier
La poussière s'est installée
Les toiles d'araignées
Les gens s'en sont allés
Parfois les maisons vidées
Rasées
De nouveaux locataires ou propriétaires ont succèdés
Alors il nous reste nos souvenirs
L'odeur du pliz, les meubles en bois, la tapisserie rosée
Les rideaux en velours de la même couleur, le culbuto orangé
Le poster de Sarah Kay
La petite boite à dent de lait
Mylène Farmer, Indochine
Les playmobil
Les vieux 45 Tours, c'est bate, c'est in
Le perfecto en cuir, c était la mode
La petite pendule à fleur posée sur la commode
Les classeurs décorés du lycée
Le puzzle de mon chien Toy
Dans les tiroirs mille et une bricoles
Des petits gadgets tels les cadeaux Bonux
Le vendredi soir Thalassa, Interville, Guy Lux
Les mercredis entier devant la télé
Récré A2 , nos héros, l'évasion, un luxe
Les courses à Carrefour
Les yaourts Chambourcy
Les boissons Tang, les BN, les clafoutis, la vie
Le poulet du dimanche
La messe, les chants grégoriens, faire du bateau le matin
La crêperie, le flunch
La caravane Erka, le sportyak, les chaises à fleurs, c'était bien tout ca
La rosée du matin, les beignets de St Brévin
Des petits rien qui font tout , des p'tits bonheur malgré tout
Les premières notes de synthé
Les premiers accords de guitare
Les derniers rayons du soleil le soir
Les carnets de poèmes remplis
De textes, de pensées , de p'tits dessins, joies, peines et soucis
Le Canon T50 remplacant le Kodak-disc
Les albums, les souvenirs en un clic
Un p'tit côté magique
Les pelloches Kodak ou Fuji
La delta 100
Ilford, le noir et blanc
Le quartier HLM
Ses grandes tours, les copains , les copines, les gens qu'on aime
La musique à fond
La techno chez un pote au 10eme
Le ciné, le mac do, les premiers concerts, le shopping du samedi, être ado, de nos jours, naguère
Nos peurs, nos douleurs, un nuage passe
Demain qui sait, les choses changeront peut-être
Le noir, je l’espère, non à vie en chaque être
Les années passent
Les naissances, les galères
Les noëls, les anniversaires
La belle vaisselle, les cadeaux, se faire belle
Le premiers amours
Les vraies amitiés
On croit que c 'est pour toujours
Mais la vie nous prends tant de choses et gens en retour
Souvent je repense à la maison dans laquelle j'ai grandit
Tout me parait si loin, en distance, en temps, l'infini
Je me fais ma ballade photographique
J'erre dans mes souvenirs
Je dessine les lieux, des graphiques
Je pense à l'avenir
A tout ce que j’espère avoir le temps de finir
J'oscille entre joie et peines
Inquiétudes, sérénitude
Qui sait un jour je reviendrai
Je reverrai cette allée
Le petit portail vert
Les roses, les sapins, la mousse sur le toit en hiver
Plus rien ne sera comme avant
Les décès, les adieux, les secrets
Seuls persistera le vent, les premières lueurs du printemps
Les dernières brumes d'automne
Les tempêtes hivernales
Le talent de Marc Chagall
La Tour de Belem à Lisbonne
La pelouse desséchée sous le soleil de plomb l'été
Sans doute, les premiers aléas du climat
Les gens consommaient, rêvaient, on s'en fichait
Le salon de jardin en souvenir
Dans lequel, je revissais le bac, le BTS, la Fac
Un verre d'Oasis, de Seven Up, des biscuits Chamonix, c’était top
Mon cœur plein de nostalgie sur bien des choses, des gens, la vie
Un sentiment avant tout d'immense gâchis
On n'est pas responsable des cartes que l'on a
Mais de ce que l'on en fait
Ainsi va la vie
C est ainsi
Apprendre de nos erreurs
Trier les gens, se faire confiance, au loin la peur
Le passé, nos regrets
Faire avec ce que l'on a
Repenser bien souvent à tout cela
N'en garder que le meilleur
Avant de partir vers un ailleurs
Le parfum des roses
Les glaces de Pornic,
Les embruns du Pouliguen
Les marais salants de Guerande
Les champs dans le sud, de lavande
Continuer de rêver, penser à demain
Se sentir bien
Comme quand on était petit
On ne pensait à rien
On voyait tout en bien
Avant que notre conscience nous rappelle
Sur la notion du bien, du mal
De faire attention, le loup est partout
Dans bien des gens, mais continuer malgré tout
Toujours s'émerveiller avec peu
Les fleurs du jardin botanique
Au parc du grand-blotterau, une nappe, un pique-nique
Le petit train rouge et blanc, premier voyage vers Clisson
On avait six ans, peur de rien, l'avenir en grand
N'aies plus peur de rien, oses.
Fais de ta vie une rêve, une osmose
Entre amour, amitié et art
Le passé loin derrière
L'avenir droit devant
Le présent bien ancré
Plus jamais on erre
Place à l'immensité
Ton amour, l'instant

 

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Les premiers cris une fois née
Les premiers pas dans l'année
Les premiers mots dans la foulée
Les grandes phrases vers deux ans
Le chemin de l'école vers trois ans
La danse des canards à quatre ans
La fin de la maternelle à cinq ans
L'odeur de l'encre violette, j'ai six ans
Indochine à tue-tête en dansant
Les voyages à Paris à sept ans
Le premier rôle de la mariée à huit ans
La découverte de la photo en même temps
Le premier poste de radio à neuf ans
Mylène Farmer à jamais dans mon coeur
La découverte de Théophile Gautier à dix ans
Les premiers jours au Collège à onze ans
L'école buissonnière à douze ans
Balzac dans ma vie à treize ans
Le T50 , le piano, l'Angleterre à quatorze ans
L'entrée au lycée à quinze ans
La passion pour l'allemand à seize ans
Le bac trilingue à dix sept ans
L'Irlande, les sorties, la vie, bientôt vingt ans
En attendant, l'entrée en fac à  dix  huit ans
Les amours, les amis qui vont et viennent, bientôt dix neuf ans
Comme mes études, je pars en BTS à la vingtaine puis une licence, candidate libre, seize de moyenne, quand ça me plait, j'me sens pousser des ailes
Le travail lui aussi va et vient de cdd en cdi, le mariage, le sud, déjà la trentaine
La vie, ses aléas, ses tracas, mais sur moi veille mon étoile, ma marraine
La maladie, les projets, les nouveaux amis et surtout le bon chéri dans quatre ans la quarantaine
Le coeur multi-atteint, la pandémie, les attentats, le retour de la guerre en Europe, le climat fou, dans trois ans la cinquantaine
Je vieillis dans un monde remplis de haine, où sont passés les saisons, l'humanité, la passion, cela m'interpelle
Mon art qui se développe depuis toujours prends forme ces dernières années partout en galerie et musées dans le monde entier, je commence à vivre quand d'autres sont pré retraite
Il n'y a pas d'age pour être bien dans sa tête
Malgré des pathologies à vie dans ce coeur, par Lyme, meurtri, la précarité, je me bats, rester en vie, et pour un jour mes livres, publiés
De quoi seront fait mes cinquantes prochaines années,  c'est l'inconnu total dans ce monde de fou ou ma santé souvent fatale
Une chose est sur, même au bord de la centaine, je serai avec toi
Chez toi, notre petit nid douillet rien qu'à toi et moi
A Toulouse, que du smile pas de blues
Pour toujours au-delà

 

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