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L'art des mots...

**

Naître, vivre, partir...
Mais parfois,
Naître, partir, renaître, vivre...

*****

Les liens du sang...
Les liens du cœur...

*****

Soirée peignoir télé
Lumière tamisée
Dehors, le vent souffle à tout emporter
Je me sens bien
Vivante

*****

Courir cheveux au vent
Sentir la brume, les embruns
Respirer à pleins poumons
Se sentir vivante
Encore et encore

*****

S'aimer grand comme l'océan
Minimum

*****

L'ami
L'amant
L'amour
La mer
La vie

*****

Un chocolat chaud sur tes genoux
Je redeviens petite fille
Mais dos à toi,
Tes mains sur mes pommes
Tes baisers dans mon cou
La femme s'éveille
Et sa fontaine coule pour toi
Prends moi
Je t'aime

*****

Un même événement
Dix personnes
Dix visions différentes

*****

Ne plus parler du passé
L'enterrer au fond de soi
Il ressortira tôt ou tard
Encore plus douloureux

*****

S'asseoir sur un banc
Avec soi même
Et regarder le temps qui passe
Un luxe gratuit

*****

Se réveiller
S'enlacer
S'aimer
Et le reste s'envole

*****

Ta main dans ce gant d'eau chaude
Parcourant mon dos avec douceur et tendresse
Je t'aime

*****

On n'a qu'une vie
Elle peut cesser à tout instant
Vivons dans le présent
Demain n'existe pas encore

*****

Une absence si présente
Une présence si absente
Subtilité de la vie

*****

Chercher sa voie
La trouver
Être soi

*****

Tomber mais l'essentiel, se relever

*****

Un sourire
Une main
Il suffit de tellement peu pour recroire en demain

*****

Suivre les autres
Rater sa vie
Suivre sa voie
Être épanouie

*****

Être à la mode de
Se croire unique
Et rejeter la différence

*****

Avoir t o u t e la vie devant soi
Mon cœur s'est arrêté à 38 ans...

*****

Avec toi
En toi
Au bout du voyage...

*****

Quand la lune voit le jour
Quand ta main la rougit

*****

Ce soir le vent se lève et souffle avec force
Il chasse ma peine
Face à la bêtise humaine...

*****

Briser ses chaînes
Et sentir l'ivresse de la liberté...

*****

Le clapotis d'une fontaine
Une cathédrale s'érige
Prends moi

*****

Deux pommes
Une banane
Un abricot
Et si on passait au dessert

*****

Composer ton numéro
Entendre ta voix
Allô...
Se sentir en sécurité
Aimée
Protégée

*****

Un jour sans
Demain ça ira
Ou pas
Prendre les choses comme elles viennent

*****

Le vent souffle
Ciel gris
Froid
Je rêve d'un ailleurs
Au loin
Là bas...
Au bord de l'océan
Des dunes de sables
Des rochers sauvages...

*****

La minute d'avant
On rit
On sourit
On pense à demain
La minute d'après
On se raccroche à la vie
Demain nous semble si loin...

*****

Le vent hurle et balaye tout
Bien au chaud je l'écoute
Et je pense à toi
Si loin de moi

*****

Accorder sa confiance
A tort
Ou à raison
Le temps un allié
Il trie nos potentiels amis

*****

Arrivée des beaux jours
Se sentir revivre

*****

Douter mais toujours avancer

*****

Savoir dire non
Savoir dire oui
Apprendre la liberté
Être maître de sa vie

*****

Être avec toi
Être contre toi
Être en toi

*****

Il faut toute une vie (et encore...)
Pour faire connaissance avec soi ...

*****

Être seule avec soi même
Paradoxe
On est deux en fait

*****

Faire beaucoup avec peu
Faire peu voir rien avec tout

*****

Au fil du temps
Au fil du vent
La vie s'écoule tranquillement

*****

Fin de journée
Un avion passe
Laissant une trace
Éphémère
Comme la vie

*****

Hier
M a  i n t e n a n t
Demain...

*****

Début mai
Un soir
Un chocolat chaud
Profiter de l'instant...

*****

Demain me rapproche de toi
Et m'éloigne de mes vieux démons...

*****

Une seconde
Une minute
Une heure
Un jour
Une semaine
Un mois
Un an
Un siècle
1000 ans
Et au delà
Le temps ne s'arrête jamais
Il est éternel
Comme mon amour pour toi

*****

Pardonner sans oublier...

*****

On peut tendre la main
Une fois
Dix fois
Mille fois
Mais savoir passer son chemin
Quand les gens ne changent pas
Quand leur comportement s'aggrave même
La vie trop courte pour subir encore et encore...

*****
Être seule à deux voir plus
Être juste bien avec soi même...

*****

Ma lune rougissant
Mes larmes coulant
Comme ma fontaine
Je t'aime

*****

L'air frais d'un matin d'été
Après une semaine torride
Une pluie fine puis battante s’abat
Le ciel gronde
Renaissance

*****

Avancer sur place
Reculer en courant partout...

*****

Les nuages vont et viennent
Nos joies , nos peines aussi...

*****

Au fil du tant...

*****

Sourire dans l'illusion
Pleurer dans la réalité

Pleurer dans l'illusion
Sourire dans la réalité
Toujours laisser son cœur ouvert
Voir au delà des apparences
Et passer son chemin, bien sur, si elles s’avèrent néfastes
Tout peut être possible
Mais juger d'avance
C'est condamné l'autre d'office
C'est se condamner soi avant tout
C'est se condamner à ne pas vivre
C'est se condamner à passer à côté de rencontres
Des rencontres qui peuvent changer nos vies
Dans nos amours
Nos amitiés
Dans nos projets professionnels et personnels...

*****

Le silence comme amie
Être avec soi
Apprendre à se connaître
Apprendre à s'aimer
Apprendre à s'améliorer
Apprendre à être bien
Tout simplement

*****

Le ciel se charge
La pluie arrive
Tout est lavé du passé

*****

Après la pluie, le beau temps
Je n'ai jamais connu le soleil depuis ma naissance
Jusqu'à ce que je te rencontre
Je t'aime

*****

Un chemin
Un but
Et s'y tenir

*****

Au fil des mots
Au fil des photos
Au fil des sentiments
Au fil du temps

*****

Dimanche matin
L'énergie de rien
Juste de penser à toi
L'automne est là
Contrairement à toi
Tu me manques

*****

Douter de soi
Alors que tout est là

*****

La peur, la colère, la rancœur étaient mes armes
Puis j'ai découvert l'amour, la paix, le pardon, la discussion
Chaque jour une occasion
Une occasion de les appliquer
S'améliorer
Devenir quelqu'un de meilleur
Je t'aime

*****

Les petites tables en bois
L'odeur de l'encrier
Du papier fraîchement imprimé
La maîtresse passe dans les rangs
J'ai 6 ans

*****

Être les plus grands
Dans cette petite cour sécurisée
Puis les plus petits
Dans l'immensité
J'ai 11 ans
J'entre en 6eme
Tout me parait effrayant
Déroutant
Tu étais là mais je ne le savais pas
Il m'aura fallu encore des années
Te rencontrer
Je t'aime

*****

L'odeur du café
Du pain grillé
Une nouvelle matinée
A tes côtés
Merci la vie
Je t'aime

*****

Entre absence et présence
Toi pour toujours
Et au delà
Je t'aime

*****

Mes bonheurs
Mes malheurs
Avec toi
Parce que c'est toi
Je t'aime

*****

Chaque jour qui passe
Me rapproche de tes bras
M'en éloigne aussi
Un jour tu partiras
Rejoindre l'eau delà
Nous nous y retrouverons
Je le sais
Pour l'éternité
Les véritables amours ne meurent jamais
Je t'aime

*****

L'art des mots
L'art d'aimer
L'art de vivre
L'art

*****

Le confinement me sépare de toi
Je rêve d'une seule chose
Être dans tes bras
Je t'aime

*****



1 2 3 nous n'irons plus au bois
Le corona est là
Me privant de toi
4 5 6 les jours s’obscurcissent
Le virus entame sa folie destructrice
La peur en nous, chaque minute se hisse
7 8 9 j'aimerai des souvenirs neufs
J'aimerai tes bras, ton sourire, que la vie reprenne tel un 69
Une vie pleine de désir, de caresse, de liens affectifs dans un monde meilleur remis à neuf
10 11 12 revoir Paris, Nantes ou Toulouse
Tours, Marseille ou la côte Andalouse
Revoir les gens, revoir la vie qui bouge


*****

Demain sera peut être mieux
Demain sera peut être pire
Demain sera peut être pareil
Demain sera peut être pas
Alors que le présent est

*****

Le temps est éternel
Mon amour pour toi aussi
Je t'aime

*****

Des gens bien
Des gens moins bien
Des gens tels qu'il vaut mieux ne pas croiser leur chemin
Nous sommes pourtant tous issue de la même source
Nous avons tous été ce bébé innocent
Mais pour certains, que s'est il passé entre temps?

*****

Twitter avec un inconnu
Ne pas connaître sa voisine
Monde moderne

*****

Allongée sur tes genoux
Tes mains sur ma peau nue
La vie est belle
Je t'aime

*****

Avons nous tous le choix?

Le choix d'une vie meilleure?
Certains sont ils condamnés d'avance?
Essayer encore et encore
Pour ne rien regretter
Chaque jour , tout peut être possible
Y croire jusqu'au bout

*****

Un p'tit café au soleil
Il suffit souvent de peu pour être bien
Un nuage passe
Et tout s'assombrit
Parfois profondément
Et pour longtemps
Profitons de l'instant

*****

Semer pour demain
Récolter les fruits
Vivre

*****

Le bonheur ne se mesure pas à tout ce que l'on achète
Le malheur si, parfois

*****

Quelques dodos me séparent encore de toi
Tu me manques

*****

T'apercevoir dans la rue
Entendre le bruit de l’ascenseur
Puis ta valise
La clé dans la porte
La porte qui s'ouvre
Comme tes bras sur moi
M’enlaçant
Me caressant

Me cajolant
M'aimant à l'infini
Comme les miens
Jusqu'au bout de la nuit
Jusqu'au bout de ma vie
Je t'aime

*****

Voir le monde avec des yeux d'enfants
Se réveiller
Il a perdu son auréole...
Au fil des épreuves
Mais un ange est passé
Il m'a montré un univers caché
Loin de la folie des hommes
Plein de poésie
D'amour
De pardon
De partage
De dialogue
De communication
De bienveillance
Il m'a redonné foi en la vie
En l'humain
Je t'aime

*****


Ne plus avoir peur le soir
Ne plus avoir peur dans le noir
Les vilains monstres seront desormais derrière
Ainsi que les méchantes sorcières
Seul ta main sera prés de moi desormais
De jour comme de nuit
Pour la vie
Pour toujours et à jamais
Je t'aime


*****

Premiers beaux jours
Malgré le confinement
Les astres sont toujours là
La vie aussi
Elle continue
Autrement
Nous nous reverrons
Ici ou là
Au plus tard dans l'au-delà
Je t'aime

*****

Il était une fois
Il sera une fois
Il est
Et cela n'arrive qu'une fois
Je t'aime

*****

Prendre le meilleur dans un monde de noirceur
Prendre le poëtique dans un monde chaotique
Chercher la vérité dans un monde caché
Voir la vie à tout prix
Que le ciel soit bleu ou gris
Surtout s'il est gris

*****

 

Les mois passent
Toi le corona tu es toujours là
Tu ne trépasses
Qui te véhicule
Qui te circule
L'amusement plus fort que tout
Comme une drogue rendant fou
Le monde s'effondre  de partout
Sanitairement
Socialement
Les non masqués
Les masqués sous le nez
Les agressions pour refus d’obtempérer
C'est ça le monde moderne d’aujourd’hui?
Un monde civilisé et concerné?
Un monde de partage, de soutien visant la protection commune de nos santé?
Des petits à nos aînés
Les mots me manquent face à tant d’indifférence
Toi aussi mon chéri tu me manques
Plus de six mois sans toi
A cause de ce corona
A cause de ces gens là

*****

Ciel dégagé
Ciel étoilé
L'infini devant moi
Comme mes sentiments pour toi

Je t aime

*****

Chaque jour on détale
Echapper au mal
Chaque jour pris au piège
Rien ne nous allège
Néanmoins l'espoir
Un jour sortir du noir
S'envoler
Dans un ciel dégagé
Comme le font les grues cendrées

*****


Lumière de mes jours
Lumière de mes nuits
Lumière de ma vie
Je t'aime pour toujours

*****

 
A ma Bretagne natale,
Que j'ai quitté de façon si brutale
Du travail du jour au lendemain
Les soucis, la vie,
L'espoir d'un meilleur demain
De respirer loin du passé
Plus de 20 ans deja
Mais cela me semble hier
Les villes, la mer,
Les forets, ta Briere
Le temps passe mais les souvenirs sont là
Les bons, les mauvais, la vie quoi
Tu restes intacte dans mes pensées
Tu restes gravé dans mon cœur
Tes embruns, ta douceur
Tes couleurs, tes odeurs
Ta faune, ta flore,
Ton rivage, ta cote sauvage
Tes tempêtes, force 12, force 7
Tes festivals, tes bals, tes crêpes
Du Pouliguen à St Malo
Les fruits de mer, le cidre,  les kouin aman
Tout cela au plus profond de mon âme
Je t'aime ma Bretagne natale
Mon aurore boréale
Tu coules dans mes veines
Comme une sève éternelle
Depuis des générations
Les Le Penru, les Pédrons,
Nous sommes de chez toi
Nous y sommes nés, nous avons vécu là bas
Et même loin de toi,
Mon esprit  chaque jour  s''y envole  telles les mouettes vers l'île de Bréhat
Je ne sais si je mourrai dans tes bras
Mon dernier souffle dans le Morbihan
Mes cendres dans ton océan
La vie nous le diras
Mais, d'ici là
Je voulais te dire tout bas:
Da garout a ran ma Bretagne
De la part de Anne

*****
 
Onze mois deja sans toi
Le corona toujours là
Pire, des variantes ont vu le jour
Et atteignent la France, doucement, à pas de velours
Parfois je doute sur l'avenir
Chaque livreur, chaque carton peut m'amener le virus
Me le transmettre direction le ciel, venus
Mais il faut bien manger
Se soigner
Et oui, corona ou pas, Lyme elle aussi toujours là
De plus, il faudra sortir
Rendez vous médicaux ou opérations,
Peur de payer l'addition
Peur de ne jamais te revoir
Que l'un de nous finisse dans le noir
Mais l'espoir fait vivre
Alors j’espère survivre
Revivre
Et un jour, le même toit, au soleil, là bas
Et qui sait
Porter le même nom que toi
Je t'aime mon chéri
Tiens le coup toi aussi
"Api gaizeur"
Un code entre nous
Notre chemin vers le bonheur
Notre revanche sur tant de malheurs
 
*****
 

Étudier, travailler, consommer
Un chemin tout tracé
Les rails bien agencés
Ainsi va l’humanité
Depuis une éternité
Métro, boulot, dodo
Un faux eldorado
Qui t'use au fil des années
Mais qui remplit les poches de notre société
Les enfants, la maison, le chat ou le chien
Les impôts, les bouchons, toujours les mêmes demain
La vie c 'est hamster
La vie c'est galère
Les rêves mis de côtés
On verra demain
Mais demain déjà passé
Les drogues, l'alcool pour oublier
Les armoires remplies pour compenser
La pollution, la sur consommation
Le réchauffement du climat
Le corona
Les confinements à répétition
Les violences en hausse
Le chômage, les suicides en masse direction la fosse
Je rêve d'un K2
D'une yourte en Mongolie
Dans les bras de mon chéri
Que je n'ai pas vu depuis 11 mois
Les gens faisant n'importe quoi
Les soirées, les masques sous le nez
Toute cette société qui part en vrille
Et que dire de la sécheresse, la famine, tout ça m'rend fébrile
Alors je suis mon chemin
Loin des magasins
Vivre avec peu mais vivre mieux
J'aide au mieux celui dans le besoin,
J'aime, je crée, pour de meilleurs lendemains
La vie un enfer
Ma vie un ampère

*****


La photo comme des mots
Les mots comme des photos
Le dessin comme déco
A tous ces mots, ces photos
Un prolongement de moi
Un prolongement de soi
L'art un imaginaire
L'art  pansant nos galères
Aux âmes en errance
Amenant de l’espérance
De la beauté
Dans cette immensité
De noirceur
J'essaye d'apporter un peu de bonheur

*****
 
La malbouffe
Les cancers
La misère
Un monde de ouf
La société de consommation
Qui endette les plus démunis
Et enrichit les mieux lotis
Un monde chimique
Plein de sacs plastiques
Étouffant ce monde autrefois magique
Polluant les océans, les forets, les champs
Les virus, les mutants
Les confinements
Suffoquant nos vies, nous poumons deja meurtris
Par la pollution des usines ou les voitures en masse qui nous asphyxient
J'ai besoin d'air
J'ai besoin de vert
J'ai besoin de silence
Loin de cette violence
J'ai besoin d'errance
Pour me retrouver
Pour me libérer
De ce monde dont je n'ai pas rêvé
Je veux mon îlot
Loin de tout
Mais prés de toi
Un même toit
Avec toi
Une vie qui soit bio
Je veux un air pur
Des fruits, des légumes qui aient du goût
Mon âme, ma tète, mon corps  dans la nature
Ne faire qu"un avec la faune , la flore
Vivre dehors
Sans peur ni noirceur
Texte utopique
La vie psychotique
Pilule bleue en masse
Pilule rouge dans ma nasse
Pour mieux apprécier quand tu m'enlaces
Dans notre p'tite chaumière
Précaire mais sincère

*****
 
Insomnie la nuit
L'angoisse de demain
Ternisse nos rêves de minuit
Les fantômes du passé
La peur de manquer
De ne plus travailler
De perdre sa santé
Dans ce monde pollué
De particule, de virus, de violence
On se sent en errance
Une errance subit
Un labyrinthe sans sortie
Mais toujours espérer
Agir pour un avenir épuré
Une vie de liberté
A tes cotés
Avec mes rêves réalisés
Pour ne pas se dire quand l'heure sera venu
Il est trop tard,  j'aurai du
La vie un aller simple
La vie gravir un Olympe
Au sommet la mort
Entre, le bonheur
Encore faut il l'apercevoir
Tant nos yeux, nos cœurs souvent dans le noir
Dans un monde où l'on s'abreuve de choses menant au desespoir

*****

 
Des tours qui touchent le ciel
Des hommes qui touchent le fond
Des buildings de finance
Des cités d'errance
Des centres commerciaux à perte de vue
Des humains en perte de vue
La déforestation privant la faune la flore d'habitation
La societe de consommation ruinant les Robinson
Alors je regarde le ciel
La lune me semble si belle
Les étoiles filantes
Le soleil, sa douceur réchauffante
Je rêve d'un monde meilleur
A commencer par tes bras
Qui sont loin de moi
Depuis bientôt un an déjà
Pour cause de corona...
Un virus que véhiculent les gens
Trop occupés à consommer
Sans se soucier des risques pour la société
Les gens tombent malades
Les gens meurent
Les emplois disparaissent dans l'heure
Mais peu importe, l'important le shopping comme ballade
Triste société
Qui a perdu son humanité
Alors je regarde le ciel
Pour ne pas toucher le fond
Je le sais, toi et moi, nous vaincrons
Nous nous reverrons
Ils ne nous auront pas
Nous ne sommes pas de ceux là
Des moutons zombies
Qui n'ont pour vie
Que d’acheter pour exister
Des disciples suivant leurs gourous
De la publicité, de la télé, du JT, de la télé-réalité
Toujours plus haut, toujours plus fort
Consommez cela fera votre bonheur
Pendant ce temps là les SDF dorment toujours dehors
L’Éthiopie, Madagascar crient famine
Mais qui s'en soucie, consommer leur dopamine
Alors l'immensité du ciel, l'art et le souvenir de ton regard
Me remplissent chaque seconde d'espoir

*****


Cultives le silence
Stop l'abondance
N'amasses plus les biens et les likes
Mais fait le bien , aies une vie light
Sèmes, aimes
Fait de ta vie un poème
Chaque mot une porte vers tes rêves
Chaque vers une émotion vers Eve
Chaque strophe une sensation purifiant tes démons
Sois le sculpteur de ta vie
Peints les âmes à l'infini
Photographies tes désirs, tes pensées
Sois le dessinateur de l'humanité
Écoutes ton cœur
Optes pour le bonheur
Certes, le chemin le plus long
Mais une vie où tu seras toi
Présent pour ton prochain
Créatif pour ton destin

*****
 
Un p'tit portail vert
La boite à lettres assortis
Y trouver des lettres d'amis
Des cartes postales de tout pays
Surtout celles de la fratrie
Petite, les yeux brillent, on est ébloui
L'allée de gravier
Les roses parfumées
Les herbes de la pampa
Un pare terre de fushia
Plus loin un petit puit
Des framboises pour les clafoutis
La balançoire, s'amuser le soir
Le cerisier en fleur
Petit moment de bonheur
Toy, Texan, Bianca
Mes chiens, mon chat
Au printemps, on sortait le salon de jardin
Faune, flore, nous ne faisions qu"un
La natte de plage
Sans les coquillages
La vie me semblait belle
Dans ma fausse tour de Babel
Sans internet, je m’évadais dans ma tête
L’imaginaire, mon quintet
A l’intérieur de la maison,
Du mobilier breton
Notre région, depuis des générations,
Le formica, le pliz qui sentait bon
Ma chambre en bois
Les rideaux roses
Mon p'tit univers à moi
Mon refuge, mon osmose
Mes livres, mes carnets
Mes pensées, je notais
Mon kodak
Mettre des souvenirs dans la boite
Un secrétaire pour faire les devoirs
Une petite niche , des tiroirs
Y ranger mes  secrets,  mes espoirs
Des le réveil, l'odeur du café
Le salon, la radio,  Europe 1
Les infos chaque matin
Le dimanche,  on partait faire du bateau
Les bords de l'Erdre, les ronds dans l'eau
La brume, le silence, les canards, le château,
Le midi, c’était toujours poulet
Quelques frites l'accompagnaient
Puis des jeux diverses et variés ou mes devoirs selon les années
Nous allions souvent à la mer,
Nous passions par la Brière,
Les marais salant, les plages, les rochers
Le Pouliguen,  sa grotte des Korrigans m'y cacher
L’été c’était souvent Carnac
Les mégalithes, ses snacks
Les cornets de glace à la cuillère,
Les fruits de mer
Tout cela me semble hier
Il me reste les souvenirs
Les sensations, les odeurs, les couleurs à ouvrir
Le noir a souvent dominé
Pour ne pas dire régner
Mais le temps un allié
Vingt ans deja que tout s'est arrêté
Comme un arrêt sur image, la bobine a calé
On apprends à vivre avec
On apprends à faire sans
Sur tellement de plan
On apprends surtout à se rappeler  dans cette cinémathèque qu'est ma mémoire
Des petits rien qui font tout, illuminant mes sombres jours, mes sombres nuits, mes sombres soirs
Une feuille, une fleur, une odeur,  une couleur
Tous ces p'tits moments plein de douceur
Aussi fugaces qu'une étoile filante
Qui ont aussi peuplé mon enfance accablante
Que chacun avance au mieux
Que chacun dénoue ses nœuds
Pour un avenir lumineux
La vie peut être un enfer
Il n'est jamais trop tard pour s'en extraire
La résilience , la bienveillance,
Contrant toute cette violence
Tomber , se relever,
Vivre, exister
La vie m'appelle
Elle sera belle
Je pars la retrouver
L'art et l'amour dans mes bagages
Mon passé, une force en héritage

*****

L'art des mots
L'art des maux
L'art déco
L'art d'écho
L'art en vers
L'art envers
L'art en soie
L'art d'être soi
L'art qui conte
L'art qui compte
L'art dans l'air
L'art dans l'ère
L'art pour elle
L'art une aile
L'art sous l'encre
L'art une ancre
L'art d'auteur
L'art hauteur
L'art en chœur
L'art du cœur
L'art cité
L'art citer
L'art dessin
L'art dessein
L'art en do
L'art de dos
L'art en fer
L'art de faire
L'art, des fois
L'art des foies
L'art de la guerre
L'art naguère
L'art n'est guère
L'art un leurre
L'art le leur
L'art en mer
L'art, ma mère
L'art mort
L'art des maure
L'art de penser
L'art de panser
L'art repère
L'art repaire
L'art du temps
L'art du tant
L'art volcan
L'art vole quand
L'art excelle
L'art XL
L'art un sens
L'art des sens
L'art à tout pris
L'art n' pas de prix
L'art mon sang
L'art, bon sang
L'art m'a pris
L'art m'appris
L'art, ma saine,
L'art ma Seine
L'art en scène
L'art une danse
L'art si dense
L'art, ma voix,
L'art ma voie
L'art à terre
L'art, ma terre

*****

 
Paris, mon amour,
Je pense à vous chaque jour
Du haut de ma tour
Loin de vous dans cette ville de Tours
Le provisoire devait être transitoire
Mes les années ont passé
Le cœur, les soucis, la vie,
Les imprévus, les pandémies,
La distance nous a jamais séparé
Le pire nous a même renforcé
L'amour vrai ne meurt jamais
Dans l'au delà, il continuera
Chaque soir je regarde le ciel
La vue du 9 eme si belle
Nous sommes loin mais sous les mêmes étoiles
Tu es mon pinceau, je suis ta toile
Nos sentiments, couleurs immarcescibles
Même terre, même univers,  incessibles
Un jour tes bras
Un jour même toit
La lune on regardera
Blottit l'un contre l'autre
Notre love en marée haute
Force 12  dans le bonheur
Tempête à vie dans nos cœurs
Utopie dirons certains
La neige pourtant tombée hier matin
Recouvrant à perte de vue
Le désert en blanc, du jamais vu
Faire chaque jour de sa vie l'impossible
Pour que tout devienne possible

*****

 

La guerre, les camps, le froid,
La misère, pas d'emploi
La famine, c 'est la ruine
La sécheresse,  la rudesse,
S'embarquer, s'envoler
Marcher, détaler,
Fuir pour vivre
Espérer, poursuivre
L’âme pour seul bagage
Dans ces bateaux de fortune en plein tangage
Pour ceux qui atteignent un point de chute
La méfiance, l’indifférence
Les droits de l'homme ont perdu leur parachute
En plein Paris, des tentes à pertes de vue
Pillés, lacérés, rien pour se chauffer
Pas une miette à manger
On est loin de l’auvergnat de Brassens
Les 4 petits bouts de pain quand il faisant faim
Les 4 petits bouts de bois quand il faisait froid
Bleu blanc rouge s'évincent
Qui sait un jour, ceux qui rejettent seront dans le besoin
Ils devront partir loin
Ils traverseront des mers
Et quand enfin, ils atteindront la terre
Un rentrez chez vous les accueillera
Dégagez de là
Liberté, Égalité, Fraternité
Toujours très beau sur le papier
Mais dans la réalité...
Je ne vois pas d'humanité
Pire encore, ceux qui aident se font même arrêtés, dénoncés
Je ne sais pas ce qui s 'est passé
Comment tout cela est arrivé
Des gens bien il y en a toujours eu
Des gens mauvais aussi
Le bien, le mal n 'a pas de pays
Alors pourquoi ces amalgames comme ces tentes à perte de vue
L'humain ne forme qu'un
Mème sang, même veine, mème planète
Moi je leur dis bienvenue
Un sourire, un café, un morceau de pain
Une adresse à leur donner
Un toit, un emploi, les aider
Pour de meilleurs lendemains
Que votre passé reste au loin
Que chacun d'entre vous trouve son îlot
A Paris, à Nantes, ou St Malo
Il y aura toujours des gens malsain
Il y aura toujours des gens bien
Peu importe que l'on soit aidant, aidé, blanc, noir ou pygmée
Les amalgames, tueurs d’âmes
La bienveillance, semeuse d’espérance

*****

Petit, on est tous amis
Ado, premiers couteaux dans l'dos
Adulte, c'est la chute
Comme si en 18 ans
Les rêves, les valeurs avaient deja désertés les cœurs
Chacun dans sa roue
Avec son passé, son présent
Ses blessures, le poids de son armure
Un futur errant
Des diplômes non souhaités
Des couples mal formés
Un job non désiré
On voulait
On rêvait
Mais la vie a fait que
Mais pourtant qui dirige nos vies
Qui dis je
Qui conduit le ferry
On fait des rencontres
Souvent de nos souhaits à l'encontre
Des couples se forment
Des amitiés se déforment
Les divorces en masse
Les enfants qu'on tabasse
Les p'tite filles qu"on viole à même la natte
On boit de manière inadéquate
Les femmes sont maltraités
Les hommes aussi, ne jamais l'oublier
Les coups partent pour un repas mal préparé
Un regard qui ne convient pas
Une cigarette pas là
On allumé sa télé
Les drames en masse au JT
Ici ou ailleurs
Mêmes malheurs
La peur de l'autre
La peur de soi
Le manque de confiance
En soi
En l'autre
C'est l'errance
Sans fin se répètent les souffrances
De Paris, à Rome, Tokyo ou Florence
Du Brésil, aux îles, du Rwanda à Djakarta
Pire que tout, nombre de gens ont l'air heureux, ont l'air bien,
Mais une pandémie, et le masque s’avère en fait très fin
Enlevez les bars, les restos, le monde à gogo
La roue du hamster ne tourne plus
On se retrouve avec soi et souvent c 'est pas très beau
Le château n'est plus
Les cartes ont chues
Un jour on décide de respirer
Un jour on décide d'aimer et être aimé
De se faire respecter
De briser nos chaînes par dizaines
On choisit un métier par passion
Plus pour remplir nos maisons
A foison
Vivre utile
Stop au futile
Place à l'air pur
En masse, sans rature
Aidons nos prochains
Tendons nos mains
Dialoguons
Communiquons
Pardonnons
Changeons
Semons des graines pour l'avenir de l'humanité
Car là franchement, ce monde ça fait pitié
Il est complètement pollué
Sur terre,
En mer
Dans nos chairs
On dit chaque fois plus jamais ca
On fait des marches blanches
Mais nos livres d'Histoires, les journaux ne parlent que de ca
A chaque fois, tout recommence , c'est l'avalanche
On a qu'une vie
Oui je sais c'est bateau
Mais, notre dernier souffle arrivera bien assez tôt
Et ce jour là, pas de remord, pas de regret
Partir comblé pour l'éternité
A tes côtés


*****
 
Ce soir, c'est la tempête
Minimum force 7
Je prends mon voilier
Direction les étoiles
Le monde entier va trop mal
La violence, la pollution, un mal sociétal
Tout me semble bien plus beau là haut
Mais au final même la couche d'ozone abîmé
La planète quand à elle montre son corps lapidé
Les guerres, les feux de foret, les lacs, les rivières asséchés
Les animaux en extinction
Alors changement de direction
Je pars dans mon imagination
Au moins là bas, tout respire l'humanité,
La faune, la flore en prolifération
L'air y est pur
Les amitiés, l'amour perdurent
Comme avec toi
Seul rayon de soleil sur cette terre
Une terre de misère
Dans laquelle, plus le temps passe
Plus je me dis,  c'est l'impasse
La planète trépasse
De manière irréversible
Les gens continuent de consommer
Les gens continuent de se consummer
Dans leur roue de hamster invisible
Prisonnier de leur propre vie pour l'éternité
Ainsi va l'humanité

*****

Un p'tit mot
A bientôt
On doit partir
On vous laissera une adresse
On pourra s’écrire
Dans un proche avenir
Embrassez les enfants
On se reverra dans quelques temps
On sent pourtant une certaine détresse
Une écriture plein de tristesse
Direction les autocars
Direction la gare
Il fait froid, il pleut , il fait noir
Dans les wagons, rien pour s'asseoir
Pas de sanitaire, pas d'air,
Une p"tite lucarne
C'est le vacarme
Ça y'est, c'est le départ
On sera bientôt arrivé
On va pas se plaindre du manque de confort
C'est la guerre, personne ne roule sur l'or
On va sûrement travailler
Un nouveau logement habité
On y sera bien, la famille c'est sacré
Le train roule des heures, des jours,
Rien à manger, rien à boire, on dort debout
L’hygiène, les gens fous, épuisés, tombent comme des poux
Puis soudain, on s’arrête quelque part
Rien à l'horizon, il fait noir
Les portes s'ouvrent enfin
La fin du cauchemar, il était temps
Mais, non, le pire à venir, la mort pour beaucoup nous attends
Sans parler des mauvais traitements pour les survivants
En attendant, on descends
Des cris en allemand,
Des chiens aboyants
On doit descendre
Manu militari
Le droit de rien prendre
Les familles désunis
Tout se mélange
Les gens, les bagages
Certains deja devenus des anges
La peur, la fatigue, la faim, on n'a plus d'age
Des colonnes se forment dans la torpeur
Les hommes, les femmes séparés
Les enfants, les bébé en pleurs, ils ont peur
Que va t'il nous arriver...
Au loin, la fumée
Elles sortent de grandes cheminées
Sans doute un poêle à bois nous réchauffer
Comment imaginer que les gens y sont gazés, brûlés
Les baraquements en bois, on a froid
On dort à plusieurs dans des lits de fortune
Pas d'oreiller, pas de couette, pas de draps
Juste les corps sales et meurtris serrés comme des légumes
Les gens sous alimentés, squelettiques
Sous vivent dans des baraquements en briques
Les heures de labeurs
Les réveils à pas d'heures
Nous ne sommes plus que des numéros
Tatoués sur nos bras
Dans nos têtes, plus de neurones, c'est zéro
Qui aurait pu imaginer ça
Punir les gens car ils sont juifs
Punir les gens car ils sont des opposants
Punir des gens car ils sont différents
Tout ça n'est pas fictif
Une triste réalité
Qui a duré des années
Par des fanatiques complètement cinglés
Mais profondément organisés
La mort c'est leur travail
Les gens du bétail
A éliminer, à brutaliser
La race, la leur, c'est sacré
Leur politique, leur vision,
T'y opposer c'est direct les camps de concentration
"Le travail rend libre"
Quatre mots, que leur folie exhibe comme ces "toubibs"
Ils ont "œuvré pour la science"
Tuant les gens à petit feu, dans la démence
Des expériences médicales
Sur des corps vivants mais bien bancales
Sans anesthésiant,
Avec des produits les décimant
Très peu de survivants
Toi tonton Joseph tu as tenu
Je suis si heureuse de t'avoir connu
Petite, je ne comprenais pas pourquoi tu ne parlais pas
Je n'ai même pas le souvenir d'avoir entendu le son de ta voix
Je suis sure qu''elle était douce comme toi
Les gens ont toujours dit du bien de toi
Un homme de la terre avec du coeur
Que la folie nazie a enfermé dans un profond malheur
Ton regard ailleurs, ta gavroche, ta chemise à carreau
Tes poumons meurtris par tes bourreaux
Ton bras tatoué par les Nazis
Ton esprit démolit
Par des images que même la cosmogonie ne peut expliquer
C'est sans doute ça l'irrationalité
Un jour tu nous a quitté
Ainsi va la vie, notre destinée
Toi tu ne pouvais plus respirer
Tes poumons trop trinqués
Les camps, les experiences médicales
Au final, cela te fut aussi fatal
Tu auras eu une sorte de sursis quelques décennies
Mais une vie totalement détruite, ta santé meurtrie par
une idéologie
Pendant des années, j'ai comme zappé ce qui t'es arrivé
On en parlait dans les livres d'histoire
C’était atroce, c’était le noir, pas de phare
On se dit pas toi, pas possible, de quel droit ils t'auraient fait ça
Et puis j'ai voulu regarder les choses en face
La pilule rouge, la bleue la remplace
J'ai beaucoup fait des recherches, des lectures
J'ai trouvé des documents te mentionnant sans rature
Voir ton nom, ton numéro
Ton camp de Dachau
Je le savais pourtant tout ça
Mais le voir écrit
Ça change une vie
On ne peut que constater, oui ils t'ont fait "ça"
Oui c’est bien toi à qui il est arrivé tout "ça"
Certains documents sont scrupuleusement tapés à la machine
Les identités lettrés et chiffrés bien alignés dans des colonnes bien rangées
Comme s'il s'agissait de marchandises qu'on classe à l'usine
Comme s'il s'agissait de résultats de sondages pour des magazines
La mort dans l'administration
L'absurde, l'indignation
L'extermination
Plus de 3 millions n'en reviendront jamais
Pour les survivants, un avant, un après
Pas un seul jour sans que cela me hante
Les années passent mais ce sentiment ne trépasse
Je pense fort aussi à ta femme, ma tante
Vous étiez des gens bien
Je me souviens de votre petite maison
Dans l’arrière pays breton
Dans ce petit hameau de hoscas
Ta Brière cher à vos cœurs
Ses odeurs, ses senteurs
La petite échelle en bois menant au grenier
La table, la toile cirée
Les armoires de campagne, les odeurs des marais salants
La lavande dans ces placards d'antan
Je te rends hommage par ces quelques mots
Ainsi qu'à tous tes camarades qui sont tombés de haut
Une manière de faire le deuil de ce passé
Qui malgré les années reste sacrément ancré
J'ai malgré tout un sentiment de transmission
De devoir oeuvrer, en parler pour une potentielle abolition
Qu'il n'y ait plus jamais de genocide et de camp de concentration
Un sacré héritage
Ta force me donne du courage
Dans mes moments de fatigue ou de doutes
Je sais tu es sur ma route
Depuis celle du ciel
Qu'elle te soit belle et éternelle
Avec ta femme à tes cotés pour l'éternité
Nous nous reverrons le moment venu
J'en suis convaincue
D'ici là,  je pense fort à toi
Mon esprit chaque jour vole vers toi
Comme les mouettes du Pouliguen
Les goélands de St Brévin
Les grues de Brière dans ton si beau marais où vous ne faisiez qu'un

*****
Se balader main dans la main
Nous ne faisons qu'un
Sur les bords de la  Garonne ou de la Seine
T'entendre me dire à quel point tu m'aimes
Se sentir comme une reine
Sans les châteaux, sans l'argent ou les bijoux
Mon art, ton amour, tes baisers dans mon cou
Suffisent à mon bonheur
De rien, je n'ai plus peur
Une petite chaumière au grand air
Vaut mille manoirs dans le noir
Un petit T2 sous les toits avec toi
Vaut mille palais richement meublés, pleins de laquets
Sans ton corps, ton esprit
Sans nos partages jusqu'au bout de la nuit
Sans tes câlins, tes mains, sur mon corps à l’infini
Avec toi, je me sens libre d'exister
Avec toi, je me sens en sécurité
L'univers m'appartient
Les étoiles ,qui brillent le long du canal
Nous ne faisons qu'un
L'amour çà ne s'explique pas
On le sent, on le sait, il est là
Comme cette petite main ce jour là
Dans une gare à Paris
9 ans deja de Paradis
Avec des hauts, des bas
La vie, ses aléas
Mais le pire nous a rendu plus fort
Comme ce cœur, ce corona,
Ces confinements loin de toi
Nous nous reverrons, nous irons vers un ailleurs
Où ne règne que le bonheur
Un pays de Caucagne
Un même toit où toujours l'amour gagne
Loin des galères d'avant
Blottit d'un amour sincère droit devant

*****

Un passé compliqué
Il a fallut composer
Pour se construire un futur
Se bâtir une armure
Qu'elle soit plus que parfaite
Permettant d'anticiper
Se protéger
Se libérer
Pour un présent postérieur à la noirceur
Pour un futur antérieur aux potentiels erreurs
Qui aurait découlé de ce lourd passé
La vie une conjugaison
Le temps des actions
Bâtissant nos maisons
Les murs nos âmes
Purifiées de ce passé infâme
Le sol les fondations
Le toit notre guérison
Il me tarde de vivre à tes cotés
Chaque jour tes bras contre moi
Le son de ta voix
Des douceurs me chuchotera
Tes mots m'enveloppant
Tes connaissances me captivant
Un plus un ne feront qu'un
Toi et moi  dans l’infini des embruns

*****
 
Je ne croix qu'en toi
Tu es ma religion, ma foi
Je pourrai mourir pour toi
Ta sauver la vie
Même j'en péris
Mon amour pour toi n' a pas de prix
Je changerai pour toi
Devenir un meilleur moi
Que tu sois fier de moi
Tu es un ami, un amant
Un frère, un père, un confident
Ta voix, tes mots, tes caresses,
Ton savoir, tout cela m’emmène plus haut que l'Everest
Je t'aime pour la vie et au delà
Un amour comme cela n'arrive pas deux fois
Malgré les hauts, les bas
C'est à deux qu'on les surmontera
Ma p'tite main dans la tienne
Quoi qu'il advienne

*****

 
Avec mon chéri, nous avons des coups de cœur
Des sourires, des rires dans nos cœurs
Des câlins, des mains et des mots tendres pour chacun
Des partages, des échanges sur tant de choses, on s'entend si bien
Et cela, depuis bientôt 10 ans chaque jour dès le matin
Malgré les aléas, les soucis
Le passé, le présent, la vie
Oh bien sûr, nous nous disputons
Mais dans le dialogue, la communication
Pas toujours simple mais nous essayons
Nous apprenons de nos erreurs
Nous tentons de nous rendre meilleurs
Il faut se battre pour les belles choses
Pour notre osmose
Pour notre symbiose

Pour d'autres, ce sont des coups, de lourds chagrins
De jour comme de nuit, c'est sans fin
Des mots, des insultes pour un oui pour un non
Pour une suspicion, pour un rien
Des coups de pied, des coups de poing, des comportements sanguins
Des nez cassés, des yeux tuméfiés, des veines explosées
Du harcèlement, des accusations d'amant, t'étais où, avec qui, tu rentres quand
La peur que l'autre la regarde et nous la prenne
Un ami, un voisin, un inconnu
Alors une mini-jupe, un regard, un appel et c'est le drame absolu
Se remettre en cause alors qu'elle nous fait de la peine?
Jamais de la vie,
D'ailleurs, je suis dans le vrai, elle s'excuse après chaque mots chaque coups partis
Alors nous l'enfermons dans une cage dorée de violence continue
Il faut qu'elle comprenne qui est le maître, le mari,
Le conjoint, l'amour de sa vie
Mais comme cela ne suffit plus
Nos angoisses et nos délires continuent
Alors on la poursuit dans la rue
Mis en joue, comme du gibier
3 2 1 on tire, carton plein sur l'être aimé
Dans les jambes de préférence qu'elle ne nous échappe plus
Aimer c'est détruire c'est bien connu
Puis on déverse de l'essence sur tout le corps
Celui de sa femme qu'on adore
On commence bien par la tête
Sa beauté touchée, elle ne sera plus regardée
Puis tout le bidon y passe, on verra bien ce qui se passe
Après tout, c'est elle qui m'oblige à faire cela
Moi je voulais juste qu'elle soit à moi
Alors une petite punition, cela ne lui fera pas de mal
Alors on la traque tel un animal
On lui tire dessus
On la brûle à mains nues
 À cause d'elle on souffre, on n'est pas bien
Pas grave si on se trompe, il faut qu'elle retrouve le droit chemin
Par n'importe quel moyen
Un briquet s'allume, le nez dans le caniveau
Encore vivante, pleurante, consciente
Elle pense sûrement à ses enfants
Ils sont trois, le p'tit dernier à 5 ans
L’aîné 13 ans
Il faut qu'on vienne la sauver
Elle a encore tant à vivre, d'amour à donner
Des rêves à réaliser
Elle s’était mariée à la mauvaise personne
Le temps lui montra rapidement la noirceur de cet homme
Mais elle est restée
Il allait peut-être changé
Aimer c'est aussi savoir pardonner
Mais quand la violence est là
Bien ancrée depuis des années
Peu importe les raisons
Une enfance difficile, un manque de confiance, ou un détail subtil
Elle part rarement cette violence par magie comme ça
Au contraire
Elle grandit
Se nourrit
Elle nous dévore
Détruit notre trésor
La vie un enfer
Alors doit-elle le payer de sa vie?
Direction le funérarium pour cet homme qui n'a su l'aimer que de manière asservie?
Ce n'est pas de sa faute
La folie de l'autre
Mais la vie ainsi
Le briquet, il a saisi
Elle s'est enflammée
Comme ça, en pleine journée
C'est le brasier, la fête de St Jean
Sans la fête, sans Jean
Seuls les hurlements d'une femme de 31 ans
Agonisant dans son sang
Brûlant sous les flammes de l'enfer
Déversées par son mari, des enfants le père
Devant des témoins, ses voisins
Ils ont pourtant essayé de repousser le mari
Trop tard, le feu avait déjà pris
Les couvertures cherchées à la hâte
Tenter d'éteindre la folie de ce psychopathe
Mais elles-mêmes brûlent de partout
Dans un instant, son âme vers des chemins plus doux
Les gestes en vain ne servent plus à rien
Tout ça pour un divorce mal supporté
Des violences répétées
Il lui a pris sa vie
Les témoins ne peuvent que la confier à dieu
Impuissant, la barbarie devant eux
Tellement le produit fut puissant
Après tout, c’était le but
Mettre des limites, rendre l'autre obéissant
Sauf qu'il n'y aura plus jamais de dispute
Obéissance éternelle
Au ciel
Elle a cessé de crier
De respirer
Elle s'appelait Chahinez
Tuée par amour, fin de l’antithèse.

*****

 
La mer, mère de mon cœur
Berceuse de mes nuits
Calmant de ma vie
Par beau temps ou cieux noircissants
Venteux et effrayants
Tes embruns toujours me portant
M'enlaçant
Me rassurant
Dans ce monde si troublant
J’espère te revoir de mon vivant
Toi que j'aime comme une mère aime son enfant
Toi qui m'a vu faire mes premiers pas
Je suis maintenant si loin de toi
Vingt ans déjà
Trop de temps se sont écoulés
Sans pouvoir regarder ton immensité
Sentir ta force, ta grandeur,tes odeurs
Mes cendres, un jour à tout jamais
Dans tes profondeurs, en paix

*****